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Présentation

Présentation du Vésuve

Les volcans de la baie de Naples appartiennent à la chaîne des volcans italiens. Celle-ci s’étend du sud de la Sicile à la plaine de Pô sur 1500km de long. On y recense de nombreux volcans actifs comme l’Etna en Sicile, le Vulcano et le Stromboli dans l’archipel des Eoliennes, ou le Vésuve dont il sera question ici.

Le golfe de Naples est le siège d’un volcanisme particulièrement intense, qui en fait un des lieux à hauts risques de la planète. Malgré cela, 2 millions de personnes vivent sur son rivage et ne le quitteraient qu’en cas d’absolue nécessité.


                             
                                     
Les pricipaux volcans d'Italie



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Jeudi 8 janvier 2009

Le Vésuve est un volcan situé dans la région de Campanie en Italie. Il couvre une superficie de 480 km2 sur le golfe de Naples, au bord de la mer Tyrrhénienne, sur la côte sud-ouest de la péninsule italienne. Le Vésuve est entouré au nord par la ville de Naples, et au sud par la péninsule de Sorrente et sa ville principale du même nom. Dominant la ville de Naples et sa région proche, le Vésuve fait planer sur elles un danger réel. Le premier observatoire volcanologique au monde a été construit sur ses pentes et ses éruptions célèbres en ont fait le volcan le plus connu de la planète.

Il se situe au sud de la chaîne principale des Appenins et s'élève à 1281 mètres. Son sommet est composé de deux parties emboîtées : la Somma (1132 m) au nord d'une part (pour cette raison, le volcan est aussi appelé Somma Vésuve ou Somma Vesuvio ) et le Vésuve (1281 m) d'autre part au sud, formé par l'éruption de l'an 79. Ces deux édifices volcaniques imbriqués l'un dans l'autre sont séparés par une vallée en arc de cercle de 5 kilomètres de long, la vallée Del Gigante.

Le mont Vésuve fait 20 km de circonférence à sa base et sur ses flancs se sont installés des vignobles et des vergers. Plus haut, on trouve des chênes et des châtaigniers. Un funiculaire relie la base du cône au sommet, à proximité du cratère. Les sols volcaniques très fertiles attirent une forte densité humaine malgré le danger des éruptions comme celle de 79. Le Vésuve est inactif depuis 1944. Les scientifiques ont prouvé que plus le temps de sommeil était grand, plus le réveil était brutal et violent. Il existe donc un risque très important qui plane sur la ville de Naples qui n’est située qu’à 12 Km du cratère du Vésuve.

De part et d’autre de la route qui monte sur les pentes du Vésuve, la nature et la qualité de la végétation sont des indices de l’âge des coulées que l’on traverse. Celles qui ont plus de deux siècles sont recouvertes d’une végétation abondante. Sur celles du XIXème siècle ne croît qu’une végétation maigre et rase. Quant à la coulée de 1944, elle se présente comme un fleuve chaotique de blocs de lave durcie où presque rien ne pousse encore. 


                            
                                                 Emplacement du Vésuve dans la région de Campanie




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Vendredi 9 janvier 2009

Rappelons d’abord que la surface terrestre est constituée de plaques rigides (12 plaques lithosphériques principales) d’une centaine de kilomètres d’épaisseur, qui se déplacent par les mouvements de l’asthénosphère sous-jacente visqueuse. 

 


          
                                      
Les pricipales plaques tectoniques


L’Italie du sud est à la limite entre deux grandes plaques tectoniques : la plaque Eurasienne au nord et la plaque africaine au sud. L'activité volcanique du Vésuve, et plus généralement la majorité des phénomènes sismiques et volcaniques en Italie du Sud, peuvent être mis en relation avec la convergence de ces deux plaques. La plaque Africaine se déplace en effet actuellement de 2.3 cm par an vers le Nord-Ouest et plonge sous l'Europe, entraînant la fermeture du bassin de la Méditerranée : c’est une zone de subduction.

Le Vésuve a donc été formé par la collision des plaques tectoniques africaine et eurasienne, la première, plus légère, plongeant profondément sous la seconde. 


    
     
                                
Colision des plaques océaniques et continentales
                        

Au niveau de cette zone de subduction, il y a également fabrication de magma par fusion de roches profondes. Cette fusion n’est pas due à un réchauffement par frottement, comme on pourrait le penser, mais à un changement de composition chimique en profondeur, en liaison avec la plaque plongeante (sa composition minéralogique change, ce qui libère de l’eau ; celle-ci provoque la fusion des roches environnantes). Ce magma alimente le Vésuve.

Selon les scientifiques, le Vésuve repose sur une chambre magmatique d'environ 400 km², dont l'explosion serait catastrophique.


Le Vésuve est un stratovolcan: c'est un volcan dont la structure est constituée de l'accumulation de coulées de lave, de tephras (fragments de roche solide qui sont expulsés dans l’air pendant l’éruption), et de pyroclastites (blocs de lave solidifiée éjectés au cours d’une éruption) au cours des différents stades éruptifs. Les stratovolcans prennent une forme conique à cause de leur lave pâteuse qui s'écoule difficilement, des retombées de cendres et de scories (morceaux de lave bulleux, de noirs à rougeâtres, de forme irrégulière et déchiquetée, de diamètre atteignant, le plus souvent, entre 8 et 10 centimètres : ce sont des lambeaux de lave expulsés à l'état liquide, qui se solidifient dans l'air ou à l'arrivée au sol). Ces retombées se font majoritairement près de la cheminée volcanique et des dépôts laissés par les coulées pyroclastiques (émissions violentes d'un mélange de gaz magmatique, de lave, de cendre, de blocs et débris projetés latéralement sur les flancs du volcan sous l'effet de la détente de gaz sous pression), partant du sommet du volcan.
Issus d'un magmatisme de subduction
, les éruptions des stratovolcans sont explosives. Les coulées pyroclastiques et les nuées ardentes représentent un très grand risque pour la population.

 

Le Vésuve est donc un volcan de type explosif doté d'un cratère conique tronqué de 200 mètres de profondeur pour 500 mètres de diamètre. Ce cratère est cependant bouché. En effet, s'il n'est actuellement plus en éruption, il reste en activité : les secousses telluriques sont importantes (plus de 700 par an) et des fumerolles (émanations de gaz ou de vapeur d'eau s'échappant des fissures du volcan) persistent. Il est donc sous surveillance constante.



L’activité du Vésuve est caractérisée par trois types d’éruptions, classées selon la quantité de magma émise et les phénomènes observés :


- Des éruptions stromboliennes ou effusives si le temps entre deux éruptions est de quelques années ou dizaines d’années. Elles sont caractérisées par des coulées de lave fluide (exemple de l'éruption de 1944).

Dès le 1er mars 1944, de nombreux signes laissaient apparaître l’imminence d’une éruption. Dans l’après-midi du 18, les secousses sismiques se faisaient plus fortes et une cheminée s’ouvrit à la suite de violentes explosions. Pendant trois jours, les laves liquides remplirent le cratère et débordèrent en formant plusieurs coulées. Puis des fontaines de laves (suite de soulèvements violents de la colonne en fusion, jusqu’à 1 km de hauteur au dessus de la bouche éruptive) se manifestèrent, suivies d’explosions de cendres qui montèrent en volutes jusqu’à 5 km de haut ; enfin explosions et secousses s’atténuèrent et s’arrêtèrent le 20 mars.


                               
                                         
Eruption du Vésuve en 1944

 

- Des éruptions explosives, dites subpliniennes lorsque le volcan s’est endormi pendant un ou plusieurs siècles. Elles sont caractérisées par de violentes explosions, d’immenses projections de cendres (panache) et des nuées ardentes dévastatrices (mélange de gaz, de cendre et de blocs se propageant à grande vitesse). La lave visqueuse émise peut, après refroidissement, boucher le cratère en formant un dôme ou une aiguille. Un exemple, on peut citer l'éruption de 1631, survenue après un repos de 130 ans. Le 16 décembre au matin, une colonne éruptive de 13 à 19 km de haut s’échappa d’une ouverture au flanc sud-ouest du volcan, immédiatement suivie d’une chute importante de pierres et de lapilli. Durant la nuit des explosions se succèdèrent, accompagnées de chutes de cendres et de gros orages. Le lendemain, des nuées ardentes émises par le cratère central dévalèrent les flancs du Vésuve, détruisant tout sur leur passage. Le 17 au matin, une violente explosion décapite le sommet du volcan et dans l’après-midi, des lahars (coulées boueuses aux effets parfois catastrophiques) achèvèrent l’œuvre destructrice du volcan : en 48h, 6 villages détruits, 4000 morts et le cône du Vésuve a perdu 450 mètres de hauteur.

 

- Des éruptions cataclysmiques, dites pliniennes, très violentes lorsque le volcan reste inactif pendant plusieurs siècles voir un millénaire, heureusement les moins nombreuses. C'est l'exemple de l’éruption de 79.


 


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Vendredi 9 janvier 2009

Les habitants ont appris à vivre avec le volcan. Ils construisent à seulement quelques centaines de mètres du cratère. Il existe une relation entre les Napolitains et le Vésuve.

 

Malgré les catastrophes, les volcans ont fait et font toujours la fortune du golfe de Naples. Ils dispensent aux hommes plus de bienfaits qu’ils ne leur font subir de dommages. Si les Napolitains se sont installés au pied du volcan c’est parce qu’ils ont su tirer profit de celui-ci. En effet, une grande partie des bâtiments de la ville sont construits en pierres trouvées sur le volcan (tuf tendre) et les rues de la ville sont construites grâce à des pavés de lave.
Plusieurs facteurs poussent tous ces habitants à vivre au pied d’une menace quasi permanente.


Parmi ces facteurs, citons :

- la fertilité du sol qui fait de la Campanie une des principales régions productrices de légumes d’Italie. Les cendres propulsées par le volcan se déposent sur le sol et lorsqu’il pleut, les cendres pénètrent dans le sol et jouent le rôle d’engrais naturel.


             
                            
Culture de fruits et légumes au pied du Vésuve

- les phénomènes hydro thermiques, associés aux volcans, procurent de l’eau chaude et permettent la construction de thermes, dont les vertus thérapeutiques sont connues depuis l’antiquité.

            
                                      
 Thermes de Stabies, à Pompéi

- le tourisme : la Campanie reçoit chaque année des millions de visiteurs attirés par l’insolite beauté de ses volcans et l’intérêt de ses sites archéologiques. Il ne faut pas oublier la proximité de la mer qui offre au site un attrait touristique supplémentaire.

Néanmoins, ils n'oublient jamais qu’ils vivent dans l’ombre du volcan et que celui-ci constitue une menace constante.

 


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Vendredi 9 janvier 2009

  A/ les éruptions préhistoriques

Le Vésuve est un volcan jeune et complexe. Son activité volcanique aurait commencé il y a 350 000 ans. Le plus vieux rocher daté du volcan est âgé de 300 000 ans. Il a été recueilli par forage du volcan et faisait probablement partie du volcan Somma. La caldeira (vaste dépression, circulaire ou elliptique, à fond plat et située au sommet de certains grands édifices volcaniques) a commencé à se former durant une éruption située entre -17 000 et -18 300 ans, et a été élargie par des éruptions successives jusqu'en l'an 79. Après l’effondrement de la Somma il y a -17 000 ans, le Vésuve a commencé à se former. Six explosions cataclysmiques, semblables à celle de 79, ont ponctué l’activité du Vésuve de -25 000 ans à -3 700 ans. Deux éruptions moins violentes ont également été recensées : l’une remonte à 12 ou 13 siècles, l’autre (la dernière avant celle de 79) à la fin du VIIème siècle avant J-C. Seule l’étude des coulées de lave et des rejets nous éclaire sur ces éruptions. Cependant, la mémoire des deux dernières et de celle qui détruisit Santorin en 1500 av J-C, apparaît dans la mythologie grecque (lutte des Dieux, puis d’Hercule contre les Géants…).

 

  B/ 79, une entrée fracassante dans l’histoire

Cette éruption a secoué la Campanie après un repos de sept siècles ! La durée exceptionnellement longue de ce repos est en partie à l’origine de la formidable pression qui s’était accumulée sous le volcan. Au lendemain de cette explosion, il manquait au volcan ses 700 derniers mètres : un large cratère de 4km de diamètre s’ouvrait à la place du sommet qui, l’avant-veille encore, dominait la baie de Naples.

 

  C/ Une activité incessante jusqu’à nos jours

A partir de 203, un nouveau cône commença à s’édifier au milieu de ce cratère. Aujourd’hui le nouveau Vésuve l’a presque totalement comblé : seul subsiste de sa lèvre la crête du monte Somma.

En 1631, après plus d’un siècle de repos, le volcan eut encore un réveil brutal et catastrophique. Depuis le volcan a eu de nombreuses éruptions dont quatre au cours du dernier siècle en 1906, 1929, 1933 et 1944. Mais le calme qui règne depuis  maintenant 65 ans inquiète beaucoup les vulcanologues : plus le Vésuve tardera à se réveiller, plus ce réveil risque d’être brutal.


                                              
                                                              
Le Vésuve en éruption, vu de Naples
                                             (Gouache de la fin du XVIIIème siècle)


Les scientifiques sont unanimes, le Vésuve va entrer en éruption, le principal problème est que personne n’est capable de prédire quand cela se produira. Dans un mois, une année, un siècle?  

C’est pourquoi, les volcanologues observent l’activité du volcan en permanence grâce à un observatoire volcanologique qui fut le premier au monde. Il a été installé en 1841. Les volcanologues ont remarqué que le volcan avait un cycle d’éruption. Plus le temps entre deux éruptions est long plus la puissance de l’éruption est grande.

 

 

Vu le nombre d’années écoulées depuis son dernier réveil, en 1944, les scientifiques pensent que la prochaine éruption sera au minimum de type subplinienne.


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Vendredi 9 janvier 2009
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