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Présentation

Une forte densité de population habite dans les environs de Naples, et risque donc d'être victime d'une éruption volcanique.


             
       
Zones qui présentent un danger sur les populations - source : Observatoire du  Vésuve

Le danger étant proche, les autorités italiennes ont élaboré un système d'évacuation par zone d'habitation. Il existe trois niveaux d'alerte en fonction des phénomènes précurseurs observés : l’attention, la pré-alarme, et l’alarme. Quand l'alarme se déclenche, la zone rouge doit être évacuée en 7 jours maximum ! Le nouveau plan en cours cherche à réduire à 3 jours cette période d'évacuation. Il est essentiel que ce délai soit le plus court possible car nul ne peut prévoir avec précision le temps qui séparera les premiers signes de l'éruption et la catastrophe elle-même.

La zone rouge est la zone la plus exposée au volcan. Le risque y est donc très important.  Elle comporte 18 communes, réparties sur 200 km2, et regroupe 700 000 habitants menacés par les flux pyroclastiques dès le début de l’éruption. Cette zone doit donc être intégralement évacuée avant même le déclenchement de l’éruption. De plus, la région de Campanie n’est pas en mesure de recueillir un si grand nombre de personnes. Par conséquent, chaque commune est jumelée avec une autre région italienne susceptible d'héberger les habitants en cas d'éruption du Vésuve. Nous pouvons citer quelques unes de ces régions : le Lazio, la Toscane, l’Ombrie, la Lombardie, la Vénétie, la Calabre, ou encore la Sicile. 

Par ailleurs, on constate une autre zone de risque : la zone jaune : plus de 300 kg de retombées pyroclastiques par mètre carré (cendres) peuvent affecter une partie des 1 100 km2 de la zone jaune pendant une éruption, engendrant des dégâts matériels considérables (par exemple des effondrement de bâtiments). Cependant il est vraisemblable que, comme en 1631, seulement 10% à 20% de ce territoire soit confronté à un réel danger, en fonction de la hauteur de la colonne éruptive, de la direction et de la vitesse du vent pendant l’éruption. Plus d’un million d’habitants vivent dans cette zone, mais on peut attendre le début de l’éruption pour signaler plus exactement les secteurs à évacuer.

Enfin, il existe une dernière zone : la zone bleue, qui est voisine de la zone rouge. Au sein de cette zone, des lahars peuvent se déclencher : coulées boueuses de flanc de volcan, aux effets parfois catastrophiques. En effet, ces coulées sont constituées d'eau et de cendres volcaniques et leur température maximale est de 90°C. En cas de pluie lors de l'éruption, l'eau ruissellerait sur les dépots volcaniques et donnerait naissance à des lahars.


                                  
                               
Photo aérienne du Vésuve et des villes situées près du volcan

Les risques volcaniques


Les éruptions volcaniques du monde entier ont des conséquences dramatiques. Plus d'un millier de personnes sont décédées à cause d'une éruption volcanique sur les dix dernières années. Le danger ne vient pas du volcan directement, mais plutôt des conséquences de son éruption.
Les projections de cendres, de bombes (morceaux de lave projetée lors d'une explosion volcanique et qui se solidifient dans l'air), de blocs, de lapilli (projections volcaniques de petites dimensions) sont qualifiées par les scientifiques de "retombées de téphras". Le volume de ces projections est très important et entraînent des dégâts considérables. Les bombes et les blocs sont des projectiles meurtriers. Poussés par les explosions, entraînés par les mouvements de convection, les gaz et les cendres s’élèvent en un panache brûlant, parfois jusqu’à 40 kilomètres d’altitude, puis déroulent un nuage continu autour du globe. Ces gaz deviennent alors des aérosols qui empêchent les rayons du soleil d'atteindre la terre, et qui perturbent donc le climat. D'autre part, ils peuvent parfois asphyxier les êtres vivants, hommes et animaux. Prenons pour exemple le lac Nyos, lac de cratère au Cameroun : il a libéré le 21 août 1986 un nuage de gaz carbonique qui a asphyxié 1746 personnes. Aujourd'hui, un système permet un dégazage progressif des eaux profondes du lac.


                 
                                         
Bombes projetées par un volcan

                            
                                                     Les projectiles volcaniques

Généralement la pluie peut aussi imbiber des cendres non consolidées, et les lahars formés empruntent alors le lit des rivières et dévalent les pentes à une vitesse de 50 km/h, dévastant tout sur leur passage. Les origines des lahars peuvent aussi provenir de la liquéfaction de sols gorgés d’eau, à cause des vibrations sismiques, de la vidange ou du débordement d’un lac de cratère ; leur origine peut également être causée par la fonte des neiges ou des glaces sur un volcan, ou par une éruption sous un glacier.

                            
                                                Schéma d'un lahar

Pendant une éruption et même au repos, d'importantes quantités de gaz, tel l’anhydre sulfurique, exhument des volcans. Entraîné par le vent, ce gaz tombe en pluies acides qui brûlent et détruisent les cultures. Les émanations de dioxyde de carbone peuvent s’avérer mortelles également : ce gaz incolore, inodore, ruisselle vers le fond des vallées.
Les coulées pyroclastiques ou nuées ardentes dévalent les pentes des volcans à une vitesse extrêmement importante (d’au moins 100 km/h). Les gaz se détendent et les explosions engendrées propulsent ces coulées qui sont incontrôlables. Les nuées ardentes sont les phénomènes volcaniques les plus dangereux. 

                                 
                                             
Schéma d'une nuée ardente


                                       
                                                               Coulée pyroclastique

La majorité des volcans est composée d’une succession de couches de matériaux hétérogènes : lave, blocs, cendres, scories.
Le magma, traversant ces couches instables, peut provoquer des déformations qui entraînent l'effondrement d'une partie du volcan. Cela entraîne des glissements de terrain, mais aussi des avalanches de débris qui à leur tour dévalent les pentes et détruisent tout sur leur passage.Par ailleurs, si le volcan se situe en bord de mer, la chute des débris dans l’eau provoque la formation d'un raz de marée dévastateur.


Afin de protéger les populations de tous ces dangers, l'homme a élaboré des méthodes de prévision et de prévention qui limitent les pertes humaines.


- Publié dans : Moyens de prévention
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Lundi 2 mars 2009
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